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 tafsir du verset 35 de la sourate AN NUR

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Sonia_Oum_Souleymane
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MessageSujet: tafsir du verset 35 de la sourate AN NUR   Jeu 3 Mai 2007 - 20:58





EXPLICATION DU VERSET 35 DE LA SOURATE "LA LUMIERE"

Parole d'ibn al qayyim, rahimuhu Allah, issu de son livre "al wabil as-sayyib min al kalam at-tayyib"


Allah a cité en parabole la lumière dans le cœur de Son serviteur, mais seuls les savants ne comprennent cette parabole. Il a dit :

« Allah est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un récipient de cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible vient d’un arbre béni : un olivier, ni oriental, ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. Allah propose aux hommes des paraboles et Allah est omniscient. »[1]

Ubay ibn Ka‘b a dit : « C’est l’exemple de Sa lumière dans le cœur du musulman. »

Ceci est la lumière qu’Allah a déposée dans son cœur de Sa connaissance, Son amour, Sa foi en Lui et Son rappel. C’est Sa lumière qu’Il a fait descendre sur eux, à travers laquelle Il leur a redonné la vie et par laquelle Il les fait marcher parmi les gens. Son origine est dans leur cœur puis sa matière s’est renforcée jusqu’à transparaitre sur leur visage, dans leurs membres et leur corps, voire plutôt même dans leurs habits et leurs contours. Ils voient ceux qui sont de leur catégorie et tout le reste de la création les reconnait.

Lorsque viendra Le jour de la Résurrection, cette lumière sera manifeste, elle sera autour d’eux et elle les précèdera de devant dans les ténèbres au moment où ils seront sur le pont jusqu’à ce qu’ils le traversent. L’intensité de cette lumière est selon sa force ou sa faiblesse dans leur cœur sur cette vie d’ici-bas. Voilà pourquoi certains leur lumière est comme le soleil, d’autres comme la lune, les étoiles, ou une lampe, certains auront une lumière qui illuminera l’ongle de l’orteil, parfois elle brillera, parfois elle s’éteindra. Cette lumière qui lui est donnée sur cette vie d’ici-bas sera celle qu’il aura sur le pont, il la verra de ses yeux.

Etant donné que l’hypocrite n’a pas une lumière affermie sur cette vie d’ici-bas, plutôt sa lumière est apparente et non intérieure, il lui sera donné une lumière apparente mais dont le refuge sera les ténèbres et la perdition.



Allah propose en exemple de cette lumière, son état et sa matière : celui qui la véhicule (le serviteur croyant) est comme une niche, c'est-à-dire une lucarne encastrée dans un mur. Dans cette niche, il y a le plus pur cristal qui soit tel un astre brillant dans sa blancheur et sa pureté correspondant au cœur du serviteur. Elle a été comparée à un cristal car elle réunit les caractéristiques qui se trouvent dans le cœur du croyant c'est-à-dire la pureté, la douceur et la vigueur. Il voit la vérité et la guidée dans sa pureté, puis il en résulte de la compassion, de la miséricorde, de la sollicitude émanant de sa douceur et enfin, il lutte contre les ennemis d’Allah , dur à leur égard, ferme dans la vérité, s’y attachant par sa vigueur. Aucune de ces caractéristiques n’en annule une autre, ni ne s’y oppose, plutôt elles s’entraident mutuellement et se soutiennent.

Allah dit : « Durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. »[2].

Il dit aussi : « Et c’est par une miséricorde de ton Seigneur que tu as été doux envers eux, si tu avais été sévère, au cœur dur, ils se seraient écarté de toi. »[3].

Il a aussi dit : « Ô Prophète, combats les mécréants et les hypocrites et sois dur envers eux. »[4].

A coté de ce cœur, il y en a deux autres dont l’aspect est blâmable :

- le premier est un cœur de pierre, dur (qâsi) dans lequel il n’y a pas de miséricorde, de vertu, de bonté, ni de pureté par laquelle il voit la vérité. Plutôt c’est un cœur orgueilleux, ignorant, qui n’a aucune science de la vérité, ni miséricorde pour la créature.

- un autre est d’aspect faible, aqueux, n’ayant aucune force, ni fermeté. Plutôt, il réceptionne tout, il n’a pas de force pour préserver toutes ces choses, ni à déteindre sur d’autres. Toute chose se mêlant à lui déteint sur lui, que ce soit de la force, de la faiblesse, de la pureté ou de la souillure.



Dans ce cristal, il y a une lampe qui est la lumière émanant d’une mèche, c’est elle qui porte cette lumière. Cette lumière a une matière. Celle-ci est de l’huile qui a été pressée d’un olivier, dans les contrées les plus nobles qui soient, ensoleillé du matin jusqu’au soir. Donc, son huile est la plus pure qui soit, la plus exempte de souillure, à tel point que peu ne s’en faut qu’elle ne s’illumine de par sa pureté, même qu’elle resplendisse. Voilà la matière de la lumière de cette lampe.

Il est en de même de la matière de la lumière émanant du cœur du croyant. Celle-ci émane de l’arbre de la révélation qui est la chose la plus majestueuse en bénédictions et aussi la plus éloignée d’une quelconque déviation. Plutôt, elle constitue le juste milieu des choses, celles qui sont les plus droites et les plus émérites. Il n’y a pas de déviation à la manière des chrétiens ou à celle de juifs. Plutôt, cette révélation se pose en juste milieu entre les deux extrémités blâmables de ces deux côtés et cela en tout point. Voilà la matière de la lanterne de la foi dans le cœur du croyant. Quant à l’huile, dès lors que sa pureté s’est intensifiée jusqu’à presque s’être illuminée d’elle-même puis le feu s’est mélangé à elle, alors sa luminosité s’est encore plus intensifiée, la matière du feu s’est encore renforcée et ainsi, cette lumière est devenue lumière sur lumière.

Il en est de même du cœur du croyant. Son cœur est illuminé, peu ne s’en faut qu’il ne connaisse la vérité grâce à sa disposition naturelle et sa raison. Cependant, il n’a pas une matière en tant que telle mais celle-ci est venue par le biais de la révélation. Elle s’est présentée à son cœur, puis elle y a mêlé sa gaieté. La lumière de la révélation s’est ajouté à la lumière de sa disposition naturelle sur laquelle Allah l’a crée. Ainsi, la lumière de la révélation s’est réunie avec la lumière de la disposition naturelle, lumière sur lumière, peu ne s’en faut que ce serviteur ne parle avec vérité même s’il n’a jamais entendu de propos (athar). Puis, lorsqu’il écoute ces propos qui sont venus, ceux-ci sont en conformité avec ce que sa disposition naturelle a vu. Lumière sur lumière, voilà l’affaire du croyant, il saisit la vérité par sa disposition naturelle de manière globale puis il entend les propos (prophétiques) qui sont venus de manière détaillée et alors, sa foi nait et grandit de par l’observation de cette révélation et de sa disposition.



Que le doué d’intelligence médite ce verset majestueux ainsi que ses corollaires dans ses nobles significations, car Allah a rappelé ici Sa lumière dans les cieux et la terre, Sa lumière dans les cœurs de Ses serviteurs croyants, la lumière saisie et vue par les regards et les cœurs, la lumière perçue et vue par les yeux, celle qui illumine les contrées de la terre, du monde céleste ou terrestre. Ce sont deux lumières majestueuses, immenses, l’une étant plus grande et majestueuse que l’autre.



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[1] Sourate La lumière v. 35.

[2] Sourate La victoire v. 29.

[3] Sourate La famille d’Im‘an v. 159

[4] Sourate Le repentir v. 73
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