PARURE DE LA FEMME SALIHINA

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 Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami

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joelle umm'outhman
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MessageSujet: Re: Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami   Mer 28 Fév 2007 - 19:24

:Assalem2:

Un frère posa la question a Cheikh Najmi pour connaitre sa position sur AbdAllah Ibn Jibrin
la réponse du Cheikh (hafedahou Allah) a été enregistré par un frère et posté sur le site www.sahab.org

le frère posant la question: Ils (les frères ) s' intérrogent sur AbdAllah Ibn Jibrin du fait que certains frères disent qu' Il est de Ahl Sounnah Wal Jama'aet d'autres disent que non.
Que pensez-vous O Cheikh de ses paroles Qu Allah vous récompense!


le Cheikh dit : AbdAllah IBN JIBRIN est un Ikhwani , un ikhwani , Un ikhwani (c'est a dire sur la voie des frères musulmans).

le frère : Est ce que vous nous conseillez de prendre de lui dans le Fiqh et le Manhaj?

le cheikh : Non, Non, il ne fait pas parti des gens du bon manhaj.

le frère: Et Dans le Fiqh (peut on prendre de lui dans le Fiqh)?

le Cheikh : Il ne fait pas parti des gens du bon manhaj.

le frère dit : Qu' Allah vous récompense

Source: http://salafitalk.net/st/viewmessages.cfm?Forum=6&Topic=1844

Ceci a été posté sur sahab.net le 28/05/03


http://www.darwa.com/forum//showthread.php?t=574
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Oum khadija
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MessageSujet: Re: Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami   Mer 28 Fév 2007 - 19:43

Ahh macha'ALLAH oukthy ui je ne savais plus vraiment si c'était lui barakALLAH oufik ma soeur

_________________
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joelle umm'outhman
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MessageSujet: Re: Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami   Mer 28 Fév 2007 - 20:38

:Salm3:

wa fika barakallah ma soeur
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muslima
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MessageSujet: Re: Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami   Mer 28 Fév 2007 - 22:46



oukhty
c'est pas pour casser ton travail et ALLAH azawajal en est témoin mais c'est par respect pour les cheick et pour y trouvé un juste milieu
J'èspère que tu comprendra
barak'allah oufiki


From editionsassia.net

Da'wa
Le Cheikh Abdullah Ibn Jibrine -hafidhahullah-




Dans le livre "Fatawa relatives à l'enfant musulman" parmi les chouyoukh cités, il y a le Cheikh Abdullah Ibn Jibrine -hafidhahullah- Les soeurs hésitent à se procurer le livre car elles ont lu cette fatwa :

http://www.darwa.com/forum/showthread.php?t=574

Je n'ai aucune réponse et j'aurai bien voulu que vous combliez mon ignorance à ce sujet selon vos capacités à pouvoir le faire bi-idnillah.

Barakallahufikum de votre aide








Assalamou Alaikoum Wa rahmatoullah wa barakatouhou,

Honorable soeur,

Puisse Allah te protéger et te maintenir davantage dans Sa voie, la voie de ceux qu'Il a comblé de Ses bienfaits : les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux.

Nous avons lu avec une attention particulière la fatwa émise par le cheikh Najmi -Puisse Allah le protéger- à l'encontre du Cheikh Abdullah Ibn Jibrine –Puisse Allah le protéger.

Nous tenons à dire que conformément à notre conviction et à la ligne éditoriale de nos traductions, nous ne publions que les écrits qui sont conformes à la voie des Ahlu Sunna Wal Jama'a et nous prenons pour cela toutes les précautions qui s'imposent et notamment en nous assurant de la conformité de nos publications à l'esprit et à la lettre de la croyance et de la voie de nos pieux prédécesseurs d'une part, et d'autre part, en nous référant constamment aux savants contemporains bien guidés dont la croyance et la science sont celles de nos pieux prédécesseurs. C'est une question de foi et une responsabilité dont nous devrons rendre compte auprès d'Allah le Jour de la Résurrection.

Il faut je crois commencer par dire que le Cheikh Abdullah Ibn Jibrine –Puisse Allah le protéger- a longtemps travaillé à l’IFTA et de ce fait a émis de très nombreuses fatawa. Ainsi, si comme le dit le cheikh Najmi –Puisse Allah le protéger- tout ce qu’il a fait était à rejeter l’IFTA nous aurait devancé et aurait retiré de ses anciens livres les fatawa émises par le Cheikh Abdullah Ibn Jibrine.

En général, on remarque que les gens, de nos jours, abordent ce problème crucial avec une certaine complaisance qui peut amener les gens très loin. En tant qu'adeptes de la voie des Ahlu Sunna, nous devons nous conformer à toutes les règles qui régissent leur doctrine tant en matière d'affinité que d'inimitié. On ne doit pas se conformer à ces règles dans une circonstance et les fouler au sol dans une autre. Il faut être logique dans l'observation de cette voie.

A ce titre, nous tenons à rappeler quelques-unes des règles émises par nos pieux prédécesseurs dans le comportement vis-à-vis des savants et notamment lorsqu'ils commettent quelques erreurs –et aussi faut-il s'assurer qu'ils les ont commises -. Voici donc une partie de ces règles :

1- Le grand nombre des mérites l’emporte dans le jugement

2- On ne doit pas propager les dires des savants sur leurs confrères





1- Le grand nombre des mérites l’emporte dans le jugement

La Chari’a, la raison et l’expérience, conviennent qu’il n’y a personne qui soit préservée de l’erreur, excepté les Prophètes –Que la paix d’Allah soit sur eux- dans ce qu’ils rapportent d’Allah –Le Très-Haut et le Tout-Puissant-. Ainsi, l’erreur fait partie de la nature humaine. Les gens se divisent par rapport à cela, en deux groupes :

1. Un groupe qui commet des erreurs, mais dont les erreurs sont insignifiantes ou involontaires, par rapport à ses bienfaits. C’est le groupe qui a pour principe la recherche de la vérité.

2. Un groupe qui a parfois raison, mais dont les bienfaits sont en très petit nombre ou involontaires par rapport à ses erreurs. C’est le groupe qui a pour principe la recherche de l’erreur et l’éloignement de la vérité.

Les savants dignes de considération dans cette communauté, font partie du premier groupe. Ils sont –dans leur ensemble- véridiques, comme l’ont démontré plusieurs verset du Noble Qur'an. En vérité, les meilleurs de cette communauté sont les savants.



Le Cheikh Al-Islam Ibn Taymiya –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Dans chacune des communautés qui a précédé la venue du Prophète Muhammad –Paix et bénédiction d’Allah sur lui- les savants étaient les plus malhonnêtes, excepté les musulmans, leurs savants sont les meilleurs d’entre eux, car ils sont les remplaçants du Messager -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- dans sa communauté, ceux qui font revivre ce qui est mort de sa Sunna. C’est par eux que le livre [d’Allah] se tient debout et c’est de ce livre qu’ils se ressourcent. Le Livre parle d’eux et eux parlent conformément à ce Livre [1]».



Si tels sont les savants de cette communauté, il est alors obligatoire de pardonner le petit nombre de leurs erreurs face au nombre important de leurs bienfaits et de considérer plutôt leurs qualités dominantes.



Sacîd Ibn Al-Musayyib –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Il n’y a pas un savant, un noble, ou une personne digne de mérite qui ne possède pas de défaut. Cependant, celui dont les mérites sont plus nombreux que les défauts, ces mérites vont étouffer ses défauts. De même celui dont les défauts sont prépondérants verra ses mérites éclipsés. [2]»



L’Imam Ibn cAbdalbar –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a rapporté de l’un de nos prédécesseurs la parole suivante : « Le savant n’échappe pas à l’erreur. Ainsi, celui qui ne commet que peu d’erreurs et énonce beaucoup de paroles conformes à la vérité est un savant et quiconque commet beaucoup d’erreurs et énonce peu de paroles vraies est un ignorant [3]»



L’Imam Sufyân Ath-Thawrî –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Il n’y a presque personne qui puisse échapper à l’erreur. Si la mémorisation est prédominante chez une personne, alors elle est un Hafith (personne jouissant d’une grande faculté de mémorisation), et cela même si elle commet des fautes. Cependant, si les erreurs sont dominantes chez une personne, alors elle doit être délaissée [4] [5]»



Ibn Al-Qayyim –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Quiconque possède une connaissance de la Charica et de la réalité, sait sans aucun doute que l’homme noble qui est reconnu en Islam comme pieux, qui a des marques positives, et qui a en Islam et dans la communauté un rang, peut être sujet à l’erreur. [Dans ce cas] il est pardonné. Bien plus il est récompensé pour son ijtihad. Il n’est toutefois pas permis de le suivre sur cette erreur, et il n’est pas permis non plus de dévaluer son rang et son imamat dans les cœurs des musulmans [6]»



Il a également dit : « Si on devait abandonner complètement et désavouer les bienfaits de toute personne qui commet une erreur, alors les sciences, les productions et les jugements se détérioreraient et leurs jalons se détérioreraient [7]»



L’Imam Ibn Rajab Al-Hanbalî –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « La personne équitable est celle qui pardonne le peu d’erreurs que l’homme a commis, face à la multitude de ses bienfaits [8]»



L’Imam Adh-Dhahabî –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Nous aimons la Sunnah et ceux qui la suivent ; nous aimons le savant proportionnellement à sa conformité à la Sunnah et à ses qualités louables. Et nous n’aimons pas ce sur quoi il a innové en se basant sur des interprétations permises, car ce qui compte c’est la multitude de ses bienfaits [9]»



Et il dit dans la biographie de Muhammad Ibn Nasr Al-Marwazî : « Si à chaque fois qu’un savant commet une erreur d’ijtihad pardonnable dans certaines questions, nous nous élevons contre lui, l’accusons d’être un innovateur et l’abandonnons, ni Ibn Nasr, ni Ibn Mandah ni même ceux plus grands qu’eux ne nous auraient échappé. Allah est Celui qui guide les créatures vers la vérité, et il est Le Tout miséricordieux. Nous cherchons protection auprès d’Allah contre la passion et la rudesse [10]»



Il dit encore dans la biographie de l’imam Ibn Khuzayma –Qu’Allah lui fasse miséricorde- : « Si nous méprisions toute personne qui commet des erreurs lors d’un de ses ijtihad et l’accusions d’être un innovateur, et cela malgré qu’il ait une foi correcte et qu’il fournisse des efforts pour suivre la vérité, alors peu de gens parmi les imams qui nous échapperaient, –Qu’Allah de par Sa générosité leur accorde à tous, Sa grâce et Sa miséricorde- [11]»



Il a également dit dans la biographie de Qatâda –Qu’Allah lui fasse miséricorde- : « Qu’Allah pardonne aux semblables de Qatâda qui ont commis une innovation, en ne voulant à travers elle, qu’exalter Le Créateur et Le purifier. Ils firent des efforts, et Allah est certes le Juge Equitable, Miséricordieux envers Ses serviteurs et Il n’est pas questionné à propos de ce qu’Il fait. Certes, le grand savant, lorsque ses bienfaits sont nombreux, que son assiduité à rechercher la vérité est reconnue, qu’il possède une vaste science, une intelligence apparente, et est reconnu pour sa piété et son suivisme (de la Sunnah), ses bévues lui sont pardonnées. Nous ne devons pas le considérer comme un égaré, nous ne devons pas le rejeter et oublier ses bienfaits. Par contre, nous ne devons pas le suivre dans son innovation et sa faute, et nous espérons qu’il se repentira pour cela [12]»

Et il a dit –Qu’Allah lui fasse miséricorde- : « Abû Al-Hasan As-Saffâr a dit : J’ai entendu Abû Sahl As-Suclûkî, quand il fut questionné à propos de l’interprétation d’Abû Bakr Al-Qafâl, le louer d’une part et le souiller d’autre part [le souilla d’autre part, c’est-à-dire pour avoir soutenu la secte des Mutazilites]. Je dis : Il est décédé depuis longtemps, et la perfection est rare. On ne fait l’éloge d’un savant que sur la base de la multitude des mérites qu’il possède, et on n’enterre pas ses bienfaits à cause d’une erreur pour laquelle il s’est peut-être repenti. Et peut être sera t-il pardonné pour les efforts qu’il a fournis dans la recherche de la vérité –Il n’y a de force et de puissance qu’en Allah- [13]»



Il a dit dans la biographie de Bichr Ibn Al-Walîd Al-Kindî : « Il avait un bon caractère et il fit une bévue, mais celle-ci n’efface pas sa sincérité et ses bonnes oeuvres, Incha Allah [14]»



Cette règle –la comparaison entre les bonnes et les mauvaises œuvres- n’est pas une règle innovée, mais c’est une règle issue de la sunnah salafia, appliquée par le Messager et ses compagnons. Parmi ses preuves les plus évidentes, il y a l’histoire de Hâtib Ibn Abû Baltacata –Qu’Allah l’agrée- :

cAlî Ibn Abû Tâlib –Qu’Allah l’agrée- rapporte : Le Messager d’Allah -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- nous envoya, Abû Murthad, Az-Zubayr et moi, alors que nous étions à cheval en disant : « Allez jusqu’au verger de Khakh, car il y a une femme faisant partie des mécréants qui détient une lettre de Hâtib Ibn Abû Baltacata, adressée aux mécréants » Nous la rejoignîmes, alors qu’elle montait une chamelle, à l’endroit indiqué par le Messager d’Allah -Paix et bénédiction d'Allah sur lui-. Nous lui demandâmes la lettre. Elle nous répondit : « Je n’ai aucune lettre » Nous fîmes agenouiller son chameau et la fouillâmes en vain. Alors nous dîmes : « Le Messager d’Allah n’a point menti. Sors la lettre ou nous te déshabillons ». Quand elle vit que nous étions sérieux, elle porta la main à un nœud du voile dont elle était enveloppée et nous remit la lettre que nous apportâmes et remîmes au Messager d’Allah -Paix et bénédiction d'Allah sur lui-. Alors cUmar dit : « O Messager d’Allah ! Il (Hâtib Ibn Abû Baltacata) a certes trahi Allah, Son Messager et les croyants, laisse-moi lui trancher la tête » Alors le Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- demanda : « Qu’est-ce qui t’a poussé à agir de la sorte ? » Hâtib répondit : « Par Allah, ce n’est nullement parce que je ne crois en Allah et en Son Messager -Paix et bénédiction d'Allah sur lui-, mais parce que je voulais avoir une influence qui grâce à Allah m’aurait permis de protéger ma famille et mes biens et il n’est pas un seul de tes compagnons qui ne possède là-bas quelqu’un de sa famille, pouvant grâce à Allah protéger sa famille et ses biens. Alors il -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- dit : « Il a dit vrai et ne dites de lui que du bien » Alors cUmar répéta : « Il a certes trahi Allah, Son Messager et les croyants, laisse-moi lui trancher la tête » Il répondit : « Ne fait-il pas partie des gens [qui ont pris part à la bataille] de Badr ? Il se peut que Allah en voyant les gens qui participèrent à la bataille de Badr ait dit : « Faites ce que vous voulez, car le Paradis vous est dû –ou suivant une variante- Je vous ai pardonné » Alors cUmar pleura et dit : « Allah et son Messager sont les mieux instruits de tout [15]»



Et quand le Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- exhorta les compagnons à dépenser afin d’équiper l’armée pour l’expédition de Al-Ousra un groupe s’empressa d’exécuter cela et il y eut parmi eux cUthman Ibn cAffân –Qu’Allah l’agrée- qui apporta mille dinars et les versèrent aux pieds du Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui-. Alors le Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- dit : « Aucun acte ne peut nuire à Ibn cAffân après l’œuvre qu’il vient d’accomplir aujourd’hui » Et le Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- le répéta [à plusieurs reprises] [16]»



Il y a donc dans ces deux hadiths la preuve que les nombreux mérites d’un homme couvrent certains de ses péchés et erreurs. La considération réside dans ce qui prédomine chez l’homme.
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muslima
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MessageSujet: Re: Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami   Mer 28 Fév 2007 - 22:48

L’Imam Ibn Al-Qayyim –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit en parlant des arguments du principe de la comparaison entre les bonnes et les mauvaises œuvres : « Parmi les règles de la Chari’a et de la sagesse, il y a également le fait que si les bonnes œuvres [d’un homme] se multiplient et s’amplifient et qu’il possède en Islam une influence évidente, alors on doit lui accorder une indulgence et un pardon qu’on n’accorde pas à une autre personne. Certes, le péché est une impureté. Cependant, l’impureté ne peut polluer une eau qui atteint la quantité de deux grandes jarres (Qullatayn), contrairement à une petite quantité d’eau qui quant à elle ne supporte pas la moindre impureté. Dans le même esprit, il y a la parole du Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- à cUmar : « Que sais-tu ? Il se peut qu’Allah ait considéré des gens ayant participé à la bataille de Badr et ait dit : « Faites ce que vous voulez car Je vous ai pardonné » Ceci est donc la raison qui l’a empêché de tuer celui qui les a espionnés, lui et les musulmans, et qui a commis ce grand péché. Ainsi, le Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- donna pour raison sa participation à la bataille de Badr. Ceci montre donc que la punition est fondée, mais son exécution est annulée, car le coupable participa à un événement important. Ainsi, cette faute grave lui est pardonnée parce qu’il a à son compte beaucoup de bonnes œuvres.

Et quand le Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- exhorta [les musulmans] à la charité, cUthman –Qu’Allah l’agrée- apporta cette aumône. Le Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- dit : « Aucun acte ne peut nuire à Ibn cAffân, après l’œuvre qu’il vient d’accomplir aujourd’hui ». Le Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- a [également] dit à Talha, qui s’était courbé devant lui afin qu’il prenne appui sur son dos pour monter sur la pierre : « Cela est redevable pour Talha ».

C’est un fait reconnu parmi les gens et ancré dans la nature de l’homme, que celui qui possède mille bonnes actions, sera pardonné pour une, voire deux mauvaises œuvres. Et entre la punition pour ses mauvaises actions et la récompense pour ses bonnes actions, c’est la récompense qui prédomine, comme a dit le poète :



Si le bien-aimé vient avec un seul péché,

Alors ses bonnes œuvres viennent avec mille intercesseurs.



Et un autre a dit :



Si l’acte qui a fait mal est un

Alors ses bonnes actions sont nombreuses.



Allah –Le Très-Haut et le Tout-Puissant- soupèsera le Jour du Jugement Dernier, les bonnes et les mauvaises œuvres du serviteur. Ainsi, celles qui seront prédominantes influenceront Son jugement. Il accordera à ceux dont les bonnes œuvres seront nombreuses, ceux qui auront préféré Son amour et Son agrément, mais qui auront parfois été influencés par leurs âmes, il leur accordera la grâce et le pardon qu’Il n’accordera pas aux autres [17]».



Ce qui a été dit à propos de la comparaison entre les bonnes et les mauvaises oeuvres n’est valable que pour le jugement des personnes. Par contre, si on mentionne une erreur d’un savant, il n’est pas obligatoire de rappeler ses bonnes et mauvaises œuvres. Par conséquent, si tu démontres l’erreur d’un imam en disant : « Il a commis une erreur sur telle question », cela suffit. Et si tu fais l’éloge d’un savant innovateur (une éloge concernant) les sciences de la rhétorique, alors cela suffit.

Ceci est valable quand il ne peut y avoir de confusion pour celui qui écoute. Par contre, si on pense que l’auditeur comprendra mal ce jugement ou le considèrera comme jugement absolu qui englobe tous les domaines, l’explication devient alors impérative.





2- On ne doit pas propager les dires des savants sur leurs confrères

Les avis des savants sur la récusation et l’agrément (Al-Jarhou wa At-Ta’dil) et leurs jugements mutuels sont des ijtihad qui admettent la divergence. En effet, des savants peuvent diverger sur la récusation d’un savant ou sur son agrément, de la même façon que dans les questions de jurisprudence qui font l’objet d’ijtihad ils arrivent parfois à la vérité et parfois commettent des erreurs. Ainsi, l’un d’entre eux aura un avis juste et un autre commettra une erreur.



Les savants mujtahidin sont récompensés pour leur effort, même s’ils se trompent. Et Allah –Le Très-Haut et le Tout-Puissant- augmente leur récompense, si le résultat de leur ijtihad est conforme à la vérité. Etant donné que les savants sont des humains, ils peuvent être influencés lors de jugements de leurs homologues par une sorte de passion ou de discrimination. C’est pour cela que les savants ont dit : « Les jugements des savants sur leurs confrères ne doivent pas être rapportés ».



Ibn cAbbas –Qu’Allah les agrée- a dit : « Apprends la science des savants et ne crois pas aux jugements des uns sur les autres [18]»



Mâlik Ibn Dînâr –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « On admet les paroles des savants et des lecteurs en tout, sauf les paroles de certains d’entre eux contre d’autres [19]»



L’Imam Ibn cAbdalbar –Qu’Allah lui fasse miséricorde- : « Si on est en présence d’une personne dont l’équité est établie, et dont la sincérité dans la science est prouvée et la confiance démontrée, autant que l’attention qu’il accorde à la science, alors on ne doit pas tenir compte des paroles dites à son encontre, sauf si leur auteur apporte des preuves évidentes, justes et valables, qui rendent recevable sa critique par la voie des témoignages, et d’un travail basé sur le témoignage oculaire de manière à imposer sa parole du point de vue de la jurisprudence islamique (fiqh) et de l’observation. Par contre, s’il s’agit de quelqu’un dont l’imamat n’est pas confirmé, dont l’honorabilité n’est pas reconnue et le récit non accepté à cause de la non mémorisation et de l’imperfection des faits qu’il a rapportés, alors on le considère suivant le consensus des savants et l’acceptation de sa parole dépend de l’examen et de l’ijtihad [fournis par les savants]. La preuve qui montre que l’on ne doit pas tenir compte des paroles de ceux qui dénigrent un savant reconnu par l’ensemble des musulmans est qu’il y a eu dans le passé entre les pieux prédécesseurs (Salaf) –Qu’Allah les agrée- beaucoup de paroles de certains d’entre eux contre d’autres, sous l’emprise de la colère ou de l’envie, comme l’ont dit Ibn cAbbas, Mâlik Ibn Dînâr et Abû Hâzim, ou à cause de mauvaises interprétations. En effet, certains ont brandi l’épée contre d’autres à cause d ‘une [mauvaise] interprétation ou un ijtihad qu’il n’est pas obligatoire d’imiter sans preuve ni argument [20]»

L’Imam Ibn cAbdelbar a cité après cela, des paroles de certains savants contre certains de leurs homologues, des paroles en somme surprenantes et presque incroyables.



L’Imam Adh-Dhahabî –Qu’Allah lui fasse miséricorde– a dit : « S’il apparaît évident que des paroles de savants [contre d’autres ont été proférées] par passion et par discrimination, alors on ne les prend pas en compte, et on ne les rapporte pas. C’est la règle qui fut appliquée pour les paroles et les disputes entre les compagnons –Qu’Allah les agrée tous-. Cependant, ces paroles souvent discontinues et faibles et dont certaines sont mensongères, sont toujours rapportées dans les livres. Alors, il convient de les cacher, de les rendre inexistantes, afin que les cœurs restent purs et se consacrent entièrement à l’amour des compagnons et demander à Allah de les agréer. L’accès à ces paroles doit être interdit au public et à certains savants. Cependant, on peut permettre à un savant juste, dépourvu de passion de lire cela à l’écart, à condition qu’il demande pardon en leur faveur, comme Allah nous l’a appris, car Il dit :



á Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant : « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne met dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. [21]â



Car ces gens ont de bons antécédents et des œuvres qui expient ce qu ‘il y a eu entre eux, ils ont un ijtihad qui efface [les péchés] et une adoration purifiante. Et nous ne sommes pas de ceux qui exagèrent les louanges de l’un d’entre eux, et nous ne prétendons pas qu’ils sont infaillibles, nous croyons que certains d’entre eux sont meilleurs que d’autres : nous croyons qu’Abû Bakr et cUmar sont les meilleurs de la communauté, puis viennent les dix à qui le Paradis ont été promis, puis viennent Hamzah, Jacfar, Mucadh, Zayd, les Mères des croyants [22], les filles de notre Prophète -Paix et bénédiction d'Allah sur lui-, les gens de Badr chacun selon son degré. Puis les meilleurs après eux sont Abû Dardâ’, Salmân Al-Fârisî, Ibn cUmar, l’ensemble des gens de l’allégeance Al-Radwân, qu’Allah a agréé par un verset de la sourate Al-Fath (L’Ouverture), puis viennent ensuite le commun des Muhâjirîn et des Ansâr tels Khâlid Ibn Al-Walîd, Al-cAbbâs, cAbdallah Ibn cAmr et toute cette file, puis l’ensemble de ceux qui ont tenu compagnie au Messager d’Allah -Paix et bénédiction d'Allah sur lui-, et ont fait le Jihad avec lui, ou ont accompli le pèlerinage avec lui ou ont appris [directement] de lui, qu’Allah les agrée tous et agrée toutes celles qui ont tenu compagnie au Messager d’Allah -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- parmi les émigrantes et les médinoises (toutes les autres), qu’Il agréé Umm Al-Fadhl et Umm Hânî la Hachémite.

Quant à ce que rapporte les Râfida et les innovateurs dans leurs livres contre les compagnons, nous ne nous y arrêtons pas et n’y accordons aucune considération, car la grande majorité n’est que fausseté et mensonge. C’est une habitude pour les Râfida de rapporter des faussetés ou de rejeter ce qui se trouve dans As-Sihâh et Al-Masânîd, et quand est-ce que se réveillera celui qui est ivre ?!

Ensuite, certains parmi les tabicîn ont parlé contre d’autres, se sont livrés combat et des choses qu'il n’est pas possible d’expliquer se sont passées. Il n’y a donc aucun intérêt à les diffuser. Il est survenu dans les livres d’histoire, et ceux de la récusation et d’agrément, des faits surprenants. Celui qui est doué de raison est celui qui juge sa propre personne, et parmi les caractéristiques du bon musulman, il y a le fait d’abandonner ce qui ne le concerne pas, et [sachez que] la chair des savants est empoisonnée [23]»



Et il –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « On ne prête pas attention aux paroles des savants contre d’autres, surtout s’il te semble que c’est à cause d’une inimitié, de l’appartenance à une école [juridique] ou à cause de l’envie. Et n’en est préservé que celui qu’Allah a protégé ; je n’ai pas appris que des gens, de quelque époque que ce soit, qui y ait échappé, hormis les Prophètes et les véridiques, et si j’avais voulu, j’aurais écris à ce sujet des livres.[24] »



Ce propos concernant les paroles des savants contre d’autres n’est pas absolu, car on ne rejette les paroles dites à l’encontre d’un savant, que si ce dernier bénéficie de la confiance d’un groupe de savants justes et objectifs, et qu’un indice montre que les paroles proférées à son encontre ne l’ont été que par passion, par discrimination et injustice et non avec équité, vérité et science. Par contre, si le fait dénoncé vise à élucider l’erreur du rapporteur, et que ce dernier s’est trompé ou bien la faiblesse de sa mémorisation etc. alors cela n’entre pas dans ce chapitre, ce que vise dans ce cas c’est de faire la lumière sur le degré du rapporteur de la science ou sa faiblesse afin que Allah – Le Très-Haut et le Tout-Puissant – soit adoré en se basant sur une preuve évidente [25].



L’Imam Ach-Châficî –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Quand un jurisconsulte, questionné à propos d’un rapporteur des hadiths dit : « Abstenez-vous de ses hadiths et ne les acceptez pas, car il commet des erreurs ou parle de ce qu’il n’a pas entendu » s’il dit cela alors qu’il n’existe pas entre lui et cet homme une inimitié, ceci ne fait pas partie des préjudices et l’auteur du témoignage ne doit pas être considéré comme voulant le dénigrer. Sauf s’il existe une inimitié entre les deux auquel cas sa parole est rejetée non pas a cause du témoignage mais en raison de l’inimitié [26]»



Parmi les indices qui permettent de détecter que la parole d’un savant contre son confrère est injuste, il y a :



1- L’existence d’une concurrence dans la région ou dans le domaine de spécialité scientifique ou autre que cela. C’est dans ce chapitre que s’insère la critique d’Ibn Abû Dhi’b contre l’Imam Mâlik, car ils étaient tous les deux des savants de Médine à la même époque.
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muslima
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MessageSujet: Re: Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami   Mer 28 Fév 2007 - 22:49

L’Imam Adh-Dhahabî –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Ahmad Ibn Hanbal a dit : Il a été rapporté à Ibn Abû Dhi’b que l’Imam Mâlik n’a pas admis le hadith : « Les deux contractants d’une vente ont le droit d’option…» Alors il dit : « On doit lui demander de se repentir, et s’il s’entête on l’exécute » Puis Ahmad dit : « Il craint davantage Allah et dit plus de vérité que Mâlik » Je dis : « S’il était pieux comme il convient, il n’aurait pas dit cette mauvaise parole contre un grand imam. Mâlik, quant à lui n’a pas mis en pratique la lettre du hadith, car il le considérait abrogé, et on dit que l’imam Mâlik a mis en pratique ce hadith et a interprété l’expression « jusqu’à ce qu’ils se séparent… » par la prononciation des expressions de l’offre et de l’acceptation. Que ce soit pour ce hadith ou tout autre, Mâlik aura toujours une récompense ; et elle est doublée s’il à raison. Cependant, ce ne sont que les Khawarij qui optent pour la peine de mort contre un musulman qui commet une erreur dans son ijtihad. De toute façon, on ne doit pas faire confiance à la plupart des paroles des savants contre leurs confrères. La grandeur de Mâlik n’a pas été rabaissée à cause de la parole d’Ibn Abû Dhi’b, tout comme les savants n’ont pas considéré Ibn Abû Dhi’b comme faible à cause de cette parole. Bien au contraire, ce sont deux savants de Médine à leur époque –Qu’Allah les agréé- [27]»



Après tout, l’authenticité de cette citation est douteuse, c’est pour cela que l’imam Adh-Dhahabî après l’avoir citée a dit : « Et l’Imam Ahmad n’a pas mentionné sa chaîne de transmission ; peut être n’est-elle pas authentique [28]»



Dans le même contexte, il y a la parole dite par Sacîd Ibn Al-Musayyib -Qu’Allah lui fasse miséricorde- contre cIkrima, et bien d’autres exemples [29].



2 - Une vive colère. En effet, il arrive lors des moments de grande colère, qu’un savant profère des paroles contre un autre, qu’il ne confirmerait pas si on le lui demandait. L’Imam Ibn cAbdelbar a dit : « Il survenait entre les compagnons du Messager d’Allah -Paix et bénédiction d'Allah sur lui- et entre les grands savants, lors de colères, des paroles plus graves que celles-ci. Néanmoins, les gens doués de compréhension, de science, et de discernement n’y prêtent pas attention, car ce sont des humains pouvant se fâcher ou être satisfaits, et la parole en état de satisfaction est différente de celle en état de colère. En vérité l’auteur de ce dicton a dit une bonne parole: « On ne reconnaît la mansuétude qu’en état de colère [30]»



Et l’imam Ibn cAbdelbar –Qu’Allah lui fasse miséricorde– a cité après ceci des exemples de paroles de savants contre d’autres dans des moments de colère.



3- La divergence des écoles juridiques. Les écoles juridiques des savants ont divergé et leurs sources se sont multipliées. Il se peut que cette divergence soit la cause du dénigrement d’un savant par un autre.

Ibn cAdî –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit en parlant de l’imam Abû Bichr Muhammad Ibn Ahmad Ad-Dûlâbî –Qu’Allah lui fasse miséricorde- : « Il est accusé pour ce qu’il dit contre Nucaym Ibn Hammâd à cause de sa persévérance parmi les (Ahlou Ra’ye [31]) [32]»



4- La présence de rancunes et de querelles. En effet, ces querelles peuvent être une cause de dénigrement mutuel entre les savants. Certains savants ont dit : « Il existait entre Asbagh et Ibn cAbdalhakam, une divergence, et l’un d’entre eux accusait l’autre de mensonge [33]»



A propos de cela, l’imam Adh-Dhahabî –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « Nous ne prétendons pas que les savants de la récusation et de l’agrément (Al-Jarhou wa At-Ta’dil) soient exempts de la moindre erreur, ni de sévérité dans les propos envers celui pour lequel ils ont de l’inimitié et de la rancune. Et il est certes connu que la parole des savants contre d’autres n’a pas d’importance, notamment si l’homme a été honoré par un groupe de savants objectifs [34]»



Voilà donc là quelques faits qui montrent que des savants peuvent parler contre certains d’entre eux avec plus ou moins de complaisance. Retiens donc cette règle importante : « Les paroles des savants contre d’autres doivent être oubliées et ne pas être rapportées » et ne la réfute pas avec cette autre règle : « La critique prime sur l’agrément » car cette dernière n’est pas absolue.



At-Tâj As-Sabkî –Qu’Allah lui fasse miséricorde- dit : « Méfies-toi, méfies-toi de comprendre leur règle : « La critique prime sur l’agrément » comme étant absolue ; mais la vérité est que celui dont l’honorabilité et l’imamat ont été approuvés, que ceux qui font son éloge sont nombreux, que ceux qui le critiquent sont rares et qu’il existe un indice qui indique que la cause de la critique est le fanatisme pour une école [juridique] ou autre, alors cette critique n’est pas prise en considération [35]»



Et il a dit : « Nous t’avons enseigné que la critique n’est pas acceptée, même si elle est détaillée vis-à-vis de celui dont les obéissances surpassent les désobéissances, celui dont ceux qui font son éloge sont supérieurs en nombre à ceux qui le dénigrent, celui dont ceux qui l’approuvent sont supérieurs en nombre à ceux qui le critiquent, et s’il existe une concurrence de la vie d’ici-bas comme cela se passe entre des concurrents ou autres ; Ainsi donc, nous n’accordons aucune considération à la parole d’Ath-Thawrî et autres, contre Abû Hanifa, ni à celle d’Ibn Abû Dhi’b et autres, contre Mâlik, ni à celle d’Ibn Macîne contre Ach-Châficî et celle de Al-Nasâ’î contre Ahmad Ibn Sâlih et bien d’autres. Si nous avions fait précéder la critique, aucun des imams n’y aurait échappé, car tous les imams ont fait l’objet de dénigrement et ont été la cause de la perdition des damnés [qui leur causent du tort] [36]»



Cette parole ne signifie pas que les savants n’ont pas été justes et équitables, bien au contraire la justice et l’équité -Louanges à Allah– est leur principe. Ce que j’ai cité précédemment fait partie de l’exception.

En voici quelques exemples :



· La parole de l’imam Ahmad à propos d’Ishâq Ibn Râhawiyya –Qu’Allah leur fasse miséricorde - : « Il n’y a pas d’égal à Ishâq à Khurâsân, bien qu’il nous contredise dans certains faits. Les gens ne cesseront jamais de s’opposer entre eux [37]»

Ceci est une parole d’un imam savant à propos de son contemporain qui s’opposait à lui dans certaines questions ayant trait à la science, mais la justice et l’équité l’ont amené à dire la vérité sans se laisser influencer par les divergences sur l’ijtihad.



· L’Imam Ibn Rajab –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit : « L’Imam Ahmad –Qu’Allah lui fasse miséricorde- citait d’Ishâq Ibn Râhawiyya, en faisant son éloge. Il disait : « Même s’il nous contredit dans certains faits, certes les gens ne cesseront jamais de s’opposer entre eux… » On lui exposait fréquemment la parole d’Ishâq, et autre parmi les imams, et leurs défauts dans leurs paroles, alors il n’était pas d’accord avec eux et ne réfutait pas non plus leurs paroles ni leurs arguments, même s’il n’acceptait pas tout cela [38]»



· Un autre exemple est la parole de Muhammad Ibn Ahmad Al-Finjâr : « Ibn Salâm possédait des ouvrages dans chaque domaine de la science et il existait entre lui et Abû Hafs Ahmad Ibn Hafs le jurisconsulte, une amitié et une fraternité malgré leur appartenance à des écoles juridiques différentes [39]»



· Dans le même sujet, Adh-Dhahabî a rapporté la parole de certains savants à propos d’Abû Nacîm Al-Hâfidh, celui dont la parole contre Ibn Mundih a été rejetée, et il a dit : « On fit certes mention d’Ibn Mundih auprès d’Abû Nacîm. Il dit : Il fut l’une des montagnes ! [40]»

Adh-Dhahabî a dit : « Abû Nacîm dit ceci, malgré la forte inimitié qui existait entre lui et Ibn Mundih [41]»

Abû Nacîm dit ceci, bien qu’il aie dénigré Ibn Mundih. En effet, il dit à propos d’Ibn Mundih dans son livre « Târîkh Asbahân », comme le rapporte Adh-Dhahabî dans « Syar » : « Ibn Mundih fait partie des érudits de la science du hadith, il a eu des troubles de la mémoire à la fin de sa vie. Il a rapporté [le hadith] d’Ibn Asîd, du neveu d’Abû Zurca Ar-Râzî et d’Ibn Al-Jârûd après qu’il l’ait entendu dire qu’il a eu leur aval pour enseigner. Il a fait des confusions et a attribué à un groupe des paroles en ce qui concerne la foi qu’on ne connaissait pas d’eux –Nous implorons d’Allah Son soin et Sa protection- [42]»

Adh-Dhahabî a dit en commentaire à ceci : « Nous n’accordons aucune considération à ta parole contre ton ennemi par inimitié, tout comme nous ne considérons pas sa parole contre toi. J’ai vu de la part d’Ibn Mundih une erreur injurieuse et une accusation d’innovation contre Abû Nacîm et d’autres choses que je n’aime pas citer. Et tous les deux sont honorables et hors d’atteinte dans ce qu’ils transmettent –Louanges à Allah- [43]»

Vois donc ce qu’a dit Abû Nacîm dans l’éloge d’Ibn Mundih, malgré l’inimitié qui existait entre eux et qui a poussé chacun à dénigrer l’autre.



Ceci montre donc que les principes de base chez les savants sont la justice et l’équité. Cependant, il se peut qu’il y ait entre eux des dénigrements qui ne doivent pas être pris en compte, car il sont engendrés par de la passion. Les voies de la passion et ses sentiers sont très subtiles et ne s’en échappe que celui qu’Allah a protégé.



Tel était la position et le comportement des Ahl sounnah wal jama’a nous avons l'amertume de constater la facilité avec laquelle des ignorants portent ou véhiculent des jugements désobligeants à l'encontre de certains savants, c'est un phénomène qui prend des proportions très inquiétantes et qui a d'ailleurs attiré l'attention de beaucoup de savants parmi les Ahlu Sunna de nos jours. Car contrairement à ce que beaucoup de musulmans pensent, cet état d’esprit est loin, très loin de faire l’unanimité chez nos savants contemporains. A cet effet, le Livre intitulé Rifquan Ahl Sunna bi Ahl Sunna (Appel à la bienveillance entre les gens de la Sunna) en est un exemple parfait. Il est écrit par le Cheikh Abdoul Mouhsin Ibn Hamad Al Abbâd Al Badr un grand spécialiste des Hadiths qui enseigne dans la mosquée de Médine.

Nous te conseillons vivement de lire ce livre pour pouvoir te faire une idée claire sur ce sujet très sensible et très dangereux.





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[1] « Raf' Al-Malam » (pages 11-12).

[2] Rapporté par Ibn ‘Abdelbar dans son livre « Al-Jami' » (48/2).

[3] Rapporté par Ibn ‘Abdelbar dans son livre « Al-Jami' » (48/2).

[4] C’est-à-dire que les savants ne font pas confiance à sa mémoire dans ce qu’il a rapporté comme hadith.

[5] « Al-Kifaya » (page 174).

[6] « I'lam Al-Mawqi'ine » (283/3).

[7] « Moudarrij As-Salikine » (39/2).

[8] « Al-Qawa'id » (3).

[9] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (46/20).

[10] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (40/14).

[11] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (374/14).

[12] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (271/5).

[13] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (285/16).

[14] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (674/10).

[15] Rapporté par Al Boukhari (19/4) Moslim (1941) Abû Dawud (47/3) et At-Tirmidhi (82/5).

[16] Rapporté par Ahmed dans son Musnad (63/5) At-Tirmidhi dans son sunan (289/5) Al-Hakim (102/3).

[17] « Miftahu Daris Sa'ada » (176-177/1).

[18] Rapporté par Ibn ‘Abdelbar dans son livre « Jami’ Bayane Al-'Ilm wa fadlihi » (151/2).

[19] Rapporté par Ibn ‘Abdelbar dans son livre « Jami’ Bayane Al-'Ilm wa fadlihi » (152/2).

[20] Rapporté par Ibn ‘Abdelbar dans son livre « Jami’ Bayane Al-'Ilm wa fadlihi » (152/2).

[21] S. Al-Hachr (59) /v.10.

[22] Ce sont les épouses du Prophète –Paix et bénédiction d’Allah sur lui-. Se référer au Qur’an S.Al-Ahzab (33) v.6.

[23] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (92-93/10).

[24] « Mizane Al-I'tidal » (111/1).

[25] Voir : « Syar a’lam an-noubala » (94/10).

[26] « Al-Oum » (206/6).

[27] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (143/7).

[28] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (143/7).

[29] Voir Ibn ‘Abdelbar dans son livre « Jami’ Bayane Al-'Ilm wa fadlihi » (156/2).

[30] « Jami’ Bayane Al-'Ilm wa fadlihi » (155/2).

[31] Ahlou Ra’ye c’est-à-dire les partisans de l’école de fiqh d’Abu Hanifa.

[32] « Syar a’lam an-noubala » (310/14).

[33] « Syar a’lam an-noubala » (658/10).

[34] « Syar a’lam an-noubala » (40-41/7).

[35] « Tabaqat Ach-Chafi'iya » (188/1).

[36] « Tabaqat Ach-Chafi'iya » (190/1).

[37] Rapporté par Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (371/11).

[38] « Al-Farq ba'ina An-Nassiha wa At-Ta'yir » (31-32).

[39] Tiré du livre de Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (630/10).

[40] Tiré du livre de Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (32/17).

[41] Tiré du livre de Adh-Dhahabî : « Syar a’lam an-noubala » (32/17).

[42] Tiré de « Syar » (34/17).

[43] Tiré de « Syar a’lam an-noubala » (34/17).
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muslima
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MessageSujet: Re: Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami   Mer 28 Fév 2007 - 22:50

oukhty j'ai recherché quel erreur le cheick avait pu faire et je n'ai pas trouvé si tu peut m'aider inch'allah
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MessageSujet: Re: Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami   Jeu 1 Mar 2007 - 2:51

muslima a écrit:
oukhty j'ai recherché quel erreur le cheick avait pu faire et je n'ai pas trouvé si tu peut m'aider inch'allah

as salamou'alaykoum oukthi

jespere que tu te porte bien bi idhniLLAH

il ya une regle bien connue dans le jarh ( mise en garde)

" la critique détaillé prevaut sur l'éloge générale"

Voici quelques paroles de savants pour détailler cette règle :



Cheikh ‘Obeyd Al Jabiri

Question :

« Est –il une condition dans la réplique au contrevenant et la mise en garde contre lui que soient réunis dans cette mise en garde les gens de science ou un seul savant suffit ? »



Réponse :

« Voici en résumé une règle de jarh wa ta’dil :
Celui qui sait est un argument face à celui qui ne sait pas.
Quand un savant connu pour sa droiture dans le suivi de la Sounna et pour sa taqwa met en garde contre un homme et amène les preuves que cet homme est une personne qui suit ses passions, nous acceptons sa parole et nous mettons en garde contre cette personne cela même si des centaines le contredisent, tant qu’il a amené les preuves de ce qu’il a avancé.
Ceci est notre devoir. Dans le cas contraire, la Sounna disparaîtrait car le cas de beaucoup de Ahl Al Ahwa n’est pas connu pour la plupart des savants. Ils ne peuvent pas les dévoiler pour plusieurs raisons, parmi elles :
Le mauvais entourage qui fait obstacle entre ce savant honorable, sunnite et fort et entre les informations qui permettraient de dévoiler ce grand joueur, ce ruseur, ce dupeur, ce machinateur.

Parmi elles :
Ce savant n’a pas de temps. Tout son temps est consacré à la science et à l’enseignement.

Parmi elles :
Ce savant se trouve loin de l’endroit où se trouve cet individu (innovateur ou autre). Aucune personne de confiance ne lui a transmis les informations nécessaires. Il ne connaît donc pas la situation de la personne concernée.

Parmi elles :
Ce savant est persuadé que cette personne est de confiance, qu’il suit la Sounna, qu’il appelle à Allâh. Devant lui il lui montre la Sounna, l’amour de Ahl As Sounna, l’invitation à la Sounna, et ce savant n’est pas au courant de ses complots. Dans ce cas là que devons- nous faire ?
Nous prenons la parole du savant qui a amené les preuves qui obligent à prendre garde à cet homme. Quant à ce savant honorable, on respecte sa valeur et on lui trouve des excuses, nous disons qu’il ne savait pas et que s’il avait su se que nous avons su il aurait adopté notre position ou une position plus dure.

Voir Question 10 dans le lien suivant

LIRE

ECOUTER

pour ce qui est de ses erreurs :

il a defendu sayyid qotob
CLIQUE ICI POUR SAVOIR QUI EST IL

hassan en banna ( fondateur des ikhwan el muslimins)


je profite de ton message pour m'adresser a toutes et ceci est valable pour je pense pas qu'avec le peu de science qu'on a qu'on puisse trouver les erreurs d'un savant.
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MessageSujet: Re: Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami   Jeu 1 Mar 2007 - 3:13

muslima a écrit:


Je n'ai aucune réponse et j'aurai bien voulu que vous combliez mon ignorance à ce sujet selon vos capacités à pouvoir le faire bi-idnillah.

:Assalem2:

d'ou l'importance et la nécessité de la langue arabe


puisque la fatawa en question de cheick najmi vient de son livre fatawa aj jahaliya tome 2 et qu'il existe un livre de mise en garde contre jibreen dont le taqdim est faite par cheick rabi' et la mouqadima est faite par cheick 'obeyd
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Un bon livre macha'ALLAH "Précis de la croyance islami
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