PARURE DE LA FEMME SALIHINA

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 Mêlons-nous de ce qui nous regarde ! ...

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Oum khadija
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MessageSujet: Mêlons-nous de ce qui nous regarde ! ...   Jeu 12 Avr 2007 - 12:32

Mêlons-nous de ce qui nous regarde ! ...



Explication d’un hadîth sur le comportement du musulman

par le Noble Chaykh

Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymîn


-qu’Allâh lui fasse miséricorde-

As-salâmu ‘alaykum wa rahmatu-llâhi wa barakâtuh.
Le lundi 24 Muharram 1428 H..


D’après Abû Hurayrah – qu’Allâh l’agrée -, il dit : « Le Messager d’Allâh –sallâ-llâhu ‘alayhi wa sallam- a dit :

« .مِنْ حُسْنِ إِسْلَامِ الْمَرْءِ تَرْكُهُ مَا لَا يَعْنِيهِ »

« min husni islâmi-lmar i tarkuhu mâ lâ ya’nîhi »

« Fais partie du bel Islâm d’une personne que de délaisser ce qui ne la regarde pas. » » [1]


L’explication (ach-charh) du noble Chaykh Muhammad Ibnu Sâlih Al-‘Uthaymîn -rahimahu-llâh- :

L’Islâm d’une personne [signifie] sa soumission (istislâmihi) à Allâh ‘azza wa djalla extérieure (zâhir) et intérieure (bâtin).
Celle intérieure, signifie la soumission du serviteur à son Seigneur par sa bonne croyance (‘aqidah) et par la réforme (islâh) de son coeur, cela, pour qu’il soit un croyant avec tout ce que la Foi (îmân) impose (implique) d’après le hadîth de Djibrîl [cité] précédemment.
La soumission extérieure (istislâm zâhir) est la réforme (islâh) de ses actes apparents, comme ses paroles avec sa langue (lisânih) ou ses actes avec ses membres (djawârih) et en Islâm, les gens sont évidemment très différents [dans leurs actions], de même qu’ils le sont dans leurs allures (ichkâl) et leurs aspects (suwar) ; parmi eux, il y a le grand, le petit, le gros (corpulent) ou autre que cela, ainsi que le laid et le beau ; ils sont visiblement très différents.
Et de la même façon, ils sont différents dans leur islâmité à Allâh ‘azza wa djalla.
D’ailleurs, Allâh a dit dans Son Livre :

(…On ne peut comparer cependant celui d’entre vous qui a donné ses biens et combattu avant la conquête... ces derniers sont plus hauts en hiérarchie que ceux qui ont dépensé et ont combattu après. Or, à chacun, Allâh a promis la plus belle récompense, ...)
(Coran : 57 Le Fer /10)


Donc, si les gens sont différents dans leur Islâm, parmi ce qui [aide] à accroître le bel Islâm d’une personne, c’est le délaissement de ce qui ne la regarde et concerne pas dans sa religion et dans sa vie d’ici-bas.
Ainsi, si la personne musulmane veut que son Islâm soit excellent qu’elle délaisse donc ce qui ne la regarde pas.
Par exemple : S’il y a un acte et que tu hésites à l’accomplir ou non, regardes s’il fait partie de tes affaires religieuses et matérielles importantes (hâmmah). [Si cela s’avère important,] accomplis-le sinon délaisses-le, le salut (as-salâmah) est plus sain (sauf /aslam).
De même, ne te mêles pas des affaires des gens, si cela ne te concerne pas [car] c’est le contraire de ce que font certaines personnes de nos jours afin d’être au courant de la réputation (a’râd) des gens et de leurs situations (conditions /ahwâlihim).
[Unetelle,] trouve deux personnes qui parlent, elle essaye de s’approcher d’eux afin d’écouter ce qu’ils disent. [Egalement,] elle trouve une personne qui vient de quelque part, tu la vois s’enquérir, voir, s’empresser [auprès] de la personne elle-même et lui dire :
« D’où viens-tu ? Que t’a dis untel ? Que lui as-tu répondu ? » ou d’autres [propos] similaires au sujet d’affaires qui ne la concernent pas et ne lui étant pas importantes.
[Par conséquent,] les affaires qui ne te regardes pas, abandonnes-les car cela fait partie de ton bel Islâm et aussi [dans ce délaissement,] se trouve un repos (râhah) pour l’homme.
Donc, le fait que l’homme ne se préoccupe que de lui-même, signifie le repos mais quant à [son] intéressement aux situations des gens, il s’accablera alors d’une extrême fatigue, beaucoup de bien (khayr) lui échappera sans rien pouvoir profiter [de cela].
Quant à toi, fais en sorte que ta persévérance (da- bak) et ta préoccupation (hammak) soient celles de ta [propre] personne. Examines [plutôt] ce qui t’est profitable), fais-le et ce qui t’est inutile, délaisses-le [car il] ne fais pas partie de ton bel Islâm (husn islâmik) que de rechercher des choses qui ne te concernes pas.
En outre, si nous adoptons [cette conduite] et que l’homme commence à s’occuper de lui-même en ne s’intéressant pas à autrui, il obtiendra alors, beaucoup de bien (khayr).
Et pour ce qui est de certaines personnes, tu les trouves [entrain de] se tracasser (machghûl) par les affaires (chu ûn) d’autrui dans lesquelles, il n’y a aucune utilité (fâ idah), elles perdent alors leurs temps, tourmentent leur cœur, dispersent leurs pensées et un énorme avantage (bien /masâlih) passera à leur actif.
[Aussi,] tu trouves un homme déterminé (da ûb) qui ne se soucie que de lui même et de ce qui le regarde, tu constates [alors] qu’il y a [un bon] résultat [dû à ce comportement] (yantadj), qu’il [en] tire bénéfice (yathmur), qu’il parvient [à cela] (yahsul) et qu’il se trouve [dans un état] d’apaisement du cœur et du corps.
Et c’est pourquoi, ce hadîth est énuméré parmi les recueils des paroles du Prophète -sallâ-llâhu ‘alayhi wa sallam-.
Si tu veux accomplir un acte ou le délaisser, regardes [au préalable] s’il te concerne ou non ; s’il ne te concerne pas, délaisses-le et délivres-en toi, et s’il te concerne, alors, consacres toi à lui selon [son temps].
En toute circonstance, tout homme est raisonnable (‘âqil), comme dans le hadîth précédent :

« …الْكَيِّسُ مَنْ دَانَ نَفْسَهُ وَعَمِلَ لِمَا بَعْدَ الْمَوْتِ »

« al-kayyisu man dâna nafsahu wa ‘amila limâ ba’da-lmawt… »

« Le doué de raison est celui qui dompte (corrige) son âme et qui œuvre pour ce qui [l’attend] après la mort. » » [2]


Tout homme raisonnable doit veiller à oeuvrer pour ce qu’il y a après la mort (l’Au-delà) et à se remettre en question par rapport à ses oeuvres.

Et c’est Allâh qui couronne de succès [qui Il veut].
___________________
[1] : Rapporté par Tirmidhî (2317) et d’autres qui dit qu’il est « hasan/bon ». Il a été rendu « sahîh/authentique » par l'Imâm Al-Albânî -rahimahu-llâh- dans « sahîhu-ldjâmi’ » sous le numéro 5911. Voir « riyâdu-ssâlihîn – Le Jardin des Vertueux » avec la vérification de Chaykh Al-Albânî –rahimahu-llâh- aux éditions « al-maktabu-lislâmî » : Page 76, hadîth n°68 du chapitre [5] : « al-murâqabah ».
[2] : Rapporté par At-Tirmidhî (2459) et d'autres qui dit qu’il est « hasan/bon » mais il a été rendu « da’îf/faible » par l'Imâm Al-Albânî -rahimahu-llâh- dans « da’îfu-ldjâmi’ » sous le numéro 4305. Voir « riyâdu-ssâlihîn – Le Jardin des Vertueux » avec la vérification de Chaykh Al-Albânî –rahimahu-llâh- aux éditions « al-maktabu-lislâmî » : Page 76, hadîth n°67 du chapitre [5] : « al-murâqabah ».

Traduction effectuée par une sœur –qu’Allâh la récompense pour ce travail-. Revue et corrigé par MUKHLISÛN.
Source de l’article : http://mukhlisun.over-blog.com/article-5619319.html
Source de la fatwah : http://www.misrsalaf.com/vb/showthread.php?t=6439 - Tiré du Livre « riyâdu-ssâlihîn », explication (ach-charh) de Chaykh Al-‘Uthaymîn.

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MessageSujet: Les 3 filtres   Ven 13 Avr 2007 - 21:09

Les 3 filtres



Il était une fois, à l’époque des califes abbassides, dans la capitale musulmane Bagdad, un grand savant connu pour sa sagesse. Cet homme avait passé sa vie à étudier le Coran et les paroles du Prophète et il était très pieux.

Jamais on ne l’entendait dire du mal de quelqu’un, se moquer des autres ni répéter des paroles inutiles.

Tout le monde l’aimait, car il avait toujours une parole gentille ou un sourire pour les gens qu’il rencontrait, et il était toujours prêt à aider les autres.

Un jour, l’un de ses voisins vint le trouver : As-salamou alaykoum ! Wa alaykoum as-salam wa-rahmatou llahi wa-barakatouhou, répondit le savant.

Sais-tu ce qu’on vient de me dire à propos de ton ami Abdallah ? poursuivit le voisin. Attends un peu, répliqua le savant. Je vois que tu brûles d’envie de me dire quelque chose. Mais avant que tu me le dises, j’aimerais te faire passer un petit test. Cela s’appelle le test des trois filtres.

Des trois filtres ? s’étonna le voisin.

Exactement, poursuivit le savant. Avant que tu ne me parles de mon ami, ce serait une bonne idée de prendre le temps de filtrer ce que tu comptes me dire. Nous allons faire passer ce que tu voulais me dire dans trois filtres : ce qui en restera, tu pourras me le dire. C’est pourquoi j’appelle cela le test des trois filtres. Tu es prêt ?

Oui, répondit l’homme, de plus en plus étonné. (En effet, quand il bavardait avec ses voisins, il n’avait pas l’habitude de prendre tant de précautions).

Commençons, dit le savant. Le premier filtre est celui de la vérité. As-tu bien vérifié que ce que tu veux me dire est vrai ?

Non, répondit l’homme. En fait on vient juste de me le raconter et…

Bien, dit le savant. Donc, tu n’es pas du tout sûr que ce soit vrai. Le filtre de la vérité n’a pas gardé ce que tu voulais me dire. Essayons maintenant le second filtre, celui du bien. Est-ce que ce que tu voulais me dire sur mon ami est quelque chose de bien ?

Euh, non, au contraire…

Ah, poursuivit le savant. Donc tu voulais me dire quelque chose de mal sur mon ami, mais tu n’es pas certain que ce soit vrai. Je ne sais pas si je vais pouvoir t’écouter…Mais peut être que tu réussiras quand même le test, car il reste encore un filtre : le filtre de l’utilité. Si tu me dis ce que tu voulais me dire sur mon ami, est-ce que cela me sera utile ?

Euh bien…non, pas vraiment.

Alors, conclut le savant, si ce que tu voulais me dire n’est pas vrai, n’est pas bien et n’est même pas utile, ce n’est pas la peine de me le dire, tu ne crois pas ?

Les paroles peuvent faire beaucoup de mal, et il ne faut pas les répandre n’importe comment. Une parole qui n’est ni vraie, ni bonne ni utile ne vaut pas la peine d’être dite.

Alors avant de te dire quelque chose, ou de répéter ce qu’on t’a raconté, n’oublie pas de soumettre tes paroles au test des trois filtres ! Cela t’évitera certainement des péchés. Allah nous dit dans le Coran :
«Ô vous qui croyez ! Ne vous moquez pas les uns des autres, car il se peut que ceux-ci soient meilleurs que ceux-là. Que les femmes ne se moquent pas les unes des autres, car il se peut que celles-ci soient meilleures que celles-là. Ne vous calomniez pas les uns les autres, et ne vous donnez pas de sobriquets injurieux. Quel vilain mot que « perversion », quand on a déjà la foi. Ceux qui ne se repentent pas, voilà les injustes.» (Sourate 49, verset 11)

Le voisin, un peu confus, rentra chez lui et réfléchit longuement aux paroles du savant.

Depuis ce jour, il étonna ses voisins en cessant d’écouter les bavardages inutiles, et en demandant à ceux qui voulaient lui raconter quelque chose :

« Attends un peu, ce que tu vas me dire, est-ce que c’est vrai ? est-ce que c’est bien ? est-ce que c’est utile ? ».

Et c’est ainsi que cet homme, dont les gens avaient l’habitude de se méfier à cause de sa mauvaise langue, devint aimé et respecté de tous.

Le silence est d'or quand la parole est peché ,personne n'est irreprochable, en islam il est un devoir de conseiller son frere mais pas de le critiquer ni de le médire...

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